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Le Labrador

Le Labrador

La route de la liberté

Le Labrador

L’intérieur du Labrador est une vaste région sauvage parsemée de quelques enclaves d’industrialisation récente : Labrador City-Wabush, Churchill Falls et Happy Valley-Goose Bay. Véritable paradis pour les amoureux de la nature été comme hiver, le Labrador a une superficie de 293 347 km2 et quelques 30 000 résidents permanents. L’été, vous pouvez prendre le navire côtier qui part de Goose Bay et qui s’arrête dans tous les villages côtiers du Labrador, jusqu’à Nain, la communauté la plus au Nord ou jusqu’à Black Tickle, au Sud. C’est une manière unique de découvrir le Labrador et l’occasion de voir comment on vit sur un bateau qui fait le service de fret et de passagers.

Photo Newfoundland and Labrador Tourism

Histoire du labrador... L’histoire du plus grand espace sauvage de la province - The Big Land - est intimement liée à la présence des pêcheurs français et européens, puis à celle des Québecois. Jacques Cartier est arrivé le long de la côte du Labrador qui borde le détroit de Belle-Isle en 1534. En jetant l’ancre, il trouve déjà des noms aux résonnances françaises : Pointe des François, l’Anse-au-Loup ou baye de Forteau. Les Français ont d’autres intérêts que la pêche au Labrador, principalement la traite des fourrures. Ils créent les premiers postes de traite à Rigolet, à Davis Inlet et à North West River, en face de la communauté innue de Sheshashiu, où la compagnie Révillon s’installe en 1743. Comme sur les côtes de Terre-Neuve, les droits des Français s’effritent au profit des pêcheurs anglais. Avec le traité de Paris en 1763, les Français perdent leurs droits sur les terres du Labrador.

L’OUEST DU LABRADOR

Labrador City et Wabush

C’est à Labrador City que se trouve la plus grande mine de fer à ciel ouvert et la plus grosse usine de bouletage de minerai de fer d’Amérique du Nord. Labrador City et Wabush, qui n’étaient autrefois que de simples campements, sont devenues des villes modernes. La découverte des gisements de fer du Labrador date des années 1890. Iron Ore Company (IOC) acquiert les droits d’exploitation en 1936 et commence ses travaux en 1958 dans la région du lac Carol qui deviendra, plus tard, Labrador City. La nouvelle d’un eldorado minier au Labrador fait vite son chemin; à l’ouverture de la mine, des travailleurs du Québec, du Nouveau-Brunswick et même d’Europe affluent vers Labrador City et Wabush. En 1962, la compagnie recense 428 travailleurs francophones à Labrador City. Onze ans après le début du projet minier, on compte 2 162 francophones dans l’Ouest du Labrador (11% de la population), un record. En 1996, Labrador City compte 8 500 habitants, la communauté francophone n’en compte plus que quelques centaines.

Mines Labrador ouest - Photo BBA

Photo FFTNL

Fermont... La proximité du Québec est un aspect insolite des communautés de Labrador City et Wabush. À 27 km de Labrador City, la visite de Fermont et de sa mine est une excursion très intéressante. La ville de Fermont ne ressemble en rien aux communautés du Labrador. Dernière-née des villes minières, Fermont est un modèle d’architecture moderne et de génie d’adaptation aux conditions spéciales de vie dans une région subarctique.

Fermont - Photo Donald Poirier

Churchill Falls

Churchill Falls s’est construite dans les années 60 autour du complexe hydroélectrique lancé par les gouvernements de Terre-Neuve et du Québec. On peut visiter les installations hydroélectriques presque entièrement construites sous terre (réservations à l’avance requises). Elles tirent partie des chutes spectaculaires de la rivière Churchill qui plongent de 300 m sur une distance de 32 km.

LE CENTRE DU LABRADOR

Happy Valley-Goose Bay

Happy Valley-Goose Bay a aussi été bâtie autour d’un projet : pendant la guerre, les gouvernements des États-Unis, du Canada et de Grande-Bretagne ont fait de Happy Valley-Goose Bay un aéroport pour l’approvisionnement transatlantique. Son utilisation par l’aviation militaire a décru depuis la guerre. Mais ces dernières années, les Américains, les Britanniques, les Allemands et les Hollandais en ont tiré parti comme base d’entraînement au vol à basse altitude. Happy Valley-Goose Bay est un centre de distribution pour la région côtière du Labrador et sert aussi de siège régional aux bureaux du gouvernement. La vocation militaire de Happy Valley-Goose Bay a amené dans la région un petit groupe de francophones qui peu à peu ont pris leur place dans la communauté. North West River À environ une demi-heure de Happy Valley-Goose Bay, North West River a un centre d’interprétation qui vous fera découvrir l’évolution du Labrador des temps préhistoriques jusqu’à aujourd’hui. De l’autre côté de North West River se trouve le village de Sheshatshiu, une des deux communautés innues du Labrador. L’autre communauté innue, Natuashish, est située sur la côte Nord du Labrador.

Goose Bay - Photo Julie Doyon

LA CÔTE DU LABRADOR

Du Nord au Sud, plusieurs villages de cette côte sauvage ne sont accessibles que par bateau ou par avion. À l’extrême Nord, se trouve le récent parc national des Monts-Torngat. Pour accéder à la côte Sud du Labrador à partir de Terre-Neuve, votre aventure commence par une traversée de 90 minutes : vous devez embarquer à St. Barbe sur le traversier du détroit de Belle-Isle qui vous emmène à Blanc-Sablon à la frontière Labrador-Québec.

Parc national des Monts Torngats - Parcs Canada

Iceberg Alley Au printemps et en été, des milliers d’icebergs dérivent près des côtes du Labrador vers les eaux plus chaudes du Sud-Est de Terre-Neuve.

L’Anse-Amour

On y trouve le phare de Point Amour. Avec ses 35 m, il est le deuxième en hauteur au Canada. Construit entre 1854 et 1858 pour faciliter la navigation dans le détroit de Belle-Isle, il abrite aujourd’hui le centre d’interprétation.

Battle Harbour

Un des premiers établissements européens de la côte du Labrador, Battle Harbour a été ravagé par un terrible incendie en 1930. Sa population a été réinstallée en 1966 à Mary’s Harbour, un village adjacent. Fréquenté par les pêcheurs depuis au moins 1759, Battle Harbour a été restauré pour retrouver son aspect du 19e siècle.

Cartwright

Cartwright a été nommé en l’honneur du capitaine George Cartwright, un marchand aventurier qui a passé une dizaine d’années sur la côte à la fin du 18e siècle et qui avait de bonnes relations avec les Inuits. Dans les années 1990, Cartwright a fait l’objet d’un roman, The Afterlife of George Cartwright, finaliste pour le prix du Gouverneur Général dans la catégorie romans. La ville est un important centre de services sur la côte. Un traversier rejoint Cartwright à Lewisporte (Terre-Neuve).

Photo Newfoundland and Labrador Tourism

Cette poupée est un précieux élément de l’art traditionnel des Innus du Labrador. Remplie de thé, elle permettait aux enfants de porter leur lot de provision durant les longs déplacements des Innus sur le territoire. Au fil des besoins, on enlevait le thé pour le remplacer par de la mousse séchée.

  • Labrador City (1) - mai 2012
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  • Labradro - L
  • Labrador - Aurore boréale
  • Labrador City - Angel Falls
  • Renard
  • Port de St. John
  • Parc national des Monts-Torngat, Labrador
  • Sarracénie pourpre
  • Drapeau de Terre-Neuve-et-Labrador
  • Macareux
  • Goose Bay
  • L Anse Amour, Labrador

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