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Le Centre

Le Centre

Forêts et océan à perte de vue

Le Centre

Le centre de l’île est une région de forêts et de côtes. On trouve la baie White et la baie Notre Dame au nord, la baie de Bonavista à l’est et la baie de Fortune au sud.

 

 

 

 

 

 

 

Durrell - Photo Mélany Otis

 

LES PEUPLES AUTOCHTONES...

Comme les premiers colons européens, ils ont été attirés dans la région par les ressources minières, le poisson, le gibier et le bois d’œuvre.

Les Dorsets

Les Esquimaux du Dorset exploitaient les carrières de la péninsule de Baie Verte il y a 1 500 ans. Avant leur arrivée, la péninsule était habitée par les Indiens de l’Archaïque maritime qui en ont peut-être aussi exploité la saponite. Ces peuples primitifs taillaient ce minéral mou sur une paroi rocheuse pour en faire des chaudrons pour la cuisson, des récipients et des lampes à huile de phoque. La saponite servait également de monnaie d’échange avec d’autres groupes autochtones.

Les Béothuks

Les premiers explorateurs européens ont donné aux Béothuks de Terre-Neuve le nom d’Indiens Rouges parce qu’ils se peignaient le corps avec de l’ocre à l’occasion de cérémonies. L’arrivée des Blancs à Terre-Neuve est venue perturber le mode de vie traditionnel des Béothuks. Peu à peu, ils ont été chassés de leurs villages côtiers estivaux et les conflits se sont multipliés. Coupés de la côte, décimés par la famine et les maladies européennes, les Béothuks étaient au bord de l’extinction au début du 19e siècle.

Les Mi’kmaq

Aux 16e et 17e siècles, les Mi’kmaq occupaient un « domaine insulaire » (Terre-Neuve) dans le golfe du Saint-Laurent. Durant la période coloniale, les Mi'kmaq auront toujours été alliés aux Français. Au 19e siècle, il y avait quelques 150 Mi’kmaq sur l’île de Terre-Neuve. Pour gagner leur vie, ils étaient guides, trappeurs, facteurs et vanniers. On retrouve les Mi’kmaq de Terre-Neuve dans la réserve de Conne River (Miawpukek) sur la côte Sud. Plusieurs bandes Mi’kmaq vivent aussi, entre autre, sur la Péninsule de Port-au-Port.

Le nom de la localité de Fogo provient sans doute du mot portugais fuego, ou feu, les premiers colons apercevant souvent les feux de campements béothuks dans la région.

Tilting (Fogo Island) - Photo David Newell

Ils sont passés par là... Bien avant le passage du bateau côtier, les villages de la côte Sud étaient fréquentés depuis le 16e siècle par des pêcheurs français qui ont laissé leurs traces. Ainsi, le village de François, se prononce localement « fransoué ». La Poile, un village de moins de 200 habitants, doit aussi son nom aux Français : on appelait les Poiles les soldats qui patrouillaient la côte pour décourager l’installation permanente par les gens de Saint-Pierre et Miquelon qui venaient y pêcher et y couper du bois. Le village de Grand Bruit, un nom d’origine française également, décrit fort bien le vacarme créé par la chute d’eau qui tombe à proximité du village.

Forêts d'épinettes... Des forêts de bouleaux, d’épinettes et de pins alimentaient en matière première l’usine de pâtes et papiers de Grand Falls-Windsor. À Harbour Breton, c’est sur les quais d’épinette que s’entassent les casiers à homards à la fin de l’été.

Photo Shane Howard

LA CÔTE SUD ET LA BAIE DE FORTUNE

Belleoram

Localité pittoresque blottie au pied des falaises de la côte Sud. Son nom fait allusion à un rassemblement des troupes et date peut-être de l’époque des premiers conflits entre Français et Anglais dans cette partie du Nouveau Monde.

Harbour Breton

Ancienne capitale de la baie de Fortune, ce havre est un des centres les plus vieux de la côte Sud. Fondé par des pêcheurs français au 17e siècle, il est passé aux mains des Anglais. Au 19e siècle, la vie commerciale y était dominée par l’entreprise Newman, dont le nom ne sera pas étranger à ceux qui ont déjà siroté du porto Newman. Au 20e siècle, la localité a pris beaucoup d’expansion après avoir accueilli des habitants de ports plus éloignés. Le village compte plusieurs sentiers, dont un qui mène aux plages cachées de Deadman’s Cove.

En visite dans la région en 1848, un évêque l’aurait décrit de la façon suivante : « C’est un havre pittoresque, si entièrement enclavé qu’un étranger ne croirait jamais qu’il soit relié à la mer, entouré de collines au relief audacieux et fantastique. » En roulant sur les collines qui dominent cette localité et longent une partie de la côte Sud, on a l’impression de franchir de petites montagnes.

LA CÔTE NORD ET LE FRENCH SHORE

Endroit de choix des pêcheurs français à l’époque où la côte française – le French Shore – connaissait ses jours de gloire. Il reste ici des traces de leur passage. Les noms des communautés en sont encore témoin : Fleur de Lys, La Scie, Baie Verte. La péninsule de Baie Verte est nichée entre la baie Notre Dame et la baie White.

Baie Verte

Jusqu’à la fin du 19e siècle, Baie Verte est un lieu de pêche très couru par les bretons de Saint-Malo et de Saint-Brieuc. Il y avait ce qu’on appelait des habitations, c’est-à-dire des bâtiments pour traiter le poisson et l’entreposer, et des grands hangars pour loger des centaines de pêcheurs et de graviers qui, comme on le disait à l’époque, travaillaient au poisson. Baie Verte a aussi connu des périodes d’emballement et d’effondrement de l’industrie minière.

Fleur de Lys

Au nord de Baie Verte, Fleur de Lys est l’emplacement de la toute première mine de la péninsule. Les Esquimaux du Dorset y fabriquaient il y a 1 500 ans des bols et chaudrons avec la saponite de l’endroit. C’est maintenant un site historique à visiter. Plusieurs sentiers de randonnées existent à proximité de Fleur de Lys.

La Scie

La localité de La Scie faisait aussi partie du French Shore. Son nom évoque les collines au relief accidenté qui entourent une partie du village. Le village voisin de Shoe Cove est accessible par la route ou par un sentier. On y trouve aussi un four à pain français reconstruit en 2004.

Morues - Photo Rhonda Pittman

Twillingate

Ce pittoresque village est situé tout au bout d'un groupe d'îles que l'on peut rejoindre par la route. Les Français ont fréquenté l'endroit pour la pêche et le bois durant l'été au début des années 1600 et l'ont appelé Toulinquet à cause de sa ressemblance à des îles du même nom au large de Brest en France. Des fouilles archéologiques ont aussi relevé la présence de Béothuks entre 1650 et 1720 et on peut en apprendre davantage sur leur culture au Centre d'interprétation de Boyd's Cove.

Près de Twillingate - Photo Judy Newhook

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