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L'Avalon

L'Avalon

L'endroit le plus à l'Est de l'Amérique du Nord

La péninsule d'Avalon

L’histoire de la péninsule d’Avalon remonte loin dans le passé puisque St. John’s est habité depuis les années 1520.

Cap Spear - Photo Paméla Savard

DEUX CAPITALES : ST. JOHN’S ET PLAISANCE

Si St. John’s est aujourd’hui la capitale de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, historiquement elle en était la capitale anglaise. À l’arrivée des colons européens et pendant 50 ans, Terre-Neuve a compté deux capitales : une anglaise et l’autre française située à Plaisance sur la péninsule d’Avalon. L’histoire de St. John’s et de la péninsule d’Avalon est indissociable de celle de Plaisance (Placentia aujourd’hui).

St. John’s

On aime dire que la fondation de St. John’s remonte au voyage de Jean Cabot en 1497. Il serait entré dans le port de St. John’s, le soir de la Saint-Jean-Baptiste, lui donnant ainsi son nom. Le port est depuis cette date le lieu de rencontre des navires de toute nationalité. C’est aussi à St. John’s, le 5 août 1583, que Sir Humphrey Gilbert débarqua pour prendre possession de l’île au nom de la Reine Elizabeth d’Angleterre.

Vue de Signal Hill sur Fort Amherst - Photo Paméla Savard

Le centre-ville de St. John’s... est à découvrir à pied. Le plan des rues remonte à 1892, année où le feu a ravagé la plus grande partie de la ville pour la troisième fois au 19e siècle. Des rues plus larges ont été tracées pour empêcher le feu de se répandre entre les pâtés de maisons. Malgré son bien-fondé, ce plan a été prévu pour la circulation des voitures à chevaux et des tramways. Depuis la 1re Guerre mondiale, St. John’s s’est adaptée comme bien des vieilles villes d’Europe, aux exigences de la circulation automobile.

La scène artistique... Écrivains, musiciens, peintres, sculpteurs, et poètes se côtoient. Au cours des 30 dernières années, les Terre-Neuviens sont passés de l’importation des goûts de New York et de Toronto à la production de talents locaux. Un accent particulier est mis sur l’artisanat : nombre de boutiques du centre-ville offrent une grande variété d’articles de laine ou de soie, de sculptures, de bijoux et d’autres objets faits à la main. Dans cette production, les thèmes et les matériaux locaux dominent. L’environnement et la culture de la province sont un puits sans fond d’inspiration. Le théâtre dramatique qu’on y crée s’intéresse aux gens et aux évènements de l’histoire de Terre-Neuve-et-Labrador.

St. John's - Photo Newfoundland and Labrador Tourism

Les campagnes militaires

L’histoire de la ville n’est pas de tout repos. Mise à sac par les Hollandais en 1665, pillée par les pirates à plusieurs reprises et finalement convoitée par les Français! En 1662, la France acquiert la côte Sud de l’île et fait de Plaisance la capitale de la colonie française de Terre-Neuve avec fortifications, garnison et un début d’administration civile.

Placentia

La ville est proche d’Argentia, le quai d’accostage du traversier en provenance de la Nouvelle-Écosse. Elle est aussi proche de Cap St. Mary’s, la réserve écologique, où vous pouvez observer des oiseaux marins par millier. La vieille capitale Plaisance, aujourd’hui Placentia, a d’abord reçu la visite des Basques. Pendant longtemps, on a pu voir dans le cimetière local des pierres tombales aux inscriptions en langue basque. Le site historique national de Castle Hill est construit à l’emplacement du fort érigé par les Français selon les plans du célèbre architecte militaire français Vauban.

Histoire... En 1696, en plein hiver, alors que les Anglais ne s’y attendent pas, les Français de Plaisance, sous la direction de Pierre Lemoyne d’Iberville, prennent temporairement le contrôle de St. John’s. D’Iberville ne s’arrête pas là. Il s’empare de Portugal Cove, Torbay, Quidi Vidi, détruit Saint Francis et Port-de-Grave, prend Brigus, incendie Harbour Grace et désarme Old Perlican et Bay de Verde. Les Anglais de Bonavista et de Carbonear tiennent bon. D’Iberville est arrêté dans son élan par un ordre de quitter Terre-Neuve pour aller reconquérir la baie d’Hudson. Il ne reste personne de sa trempe pour garder les territoires qu’il a acquis et bientôt les occupants sont refoulés vers leur base de Plaisance. En 1713, avec la signature du traité d’Utrecht, la France perd Plaisance et ses droits de pêche sur la côte Sud de l’île au profit de l’Angleterre.

LE SUD DE LA PÉNINSULE

Ferryland

On y effectue d’importantes fouilles archéologiques pour mettre à jour la colonie d’Avalon, une des premières colonies anglaises de l’Amérique du Nord, fondée en 1620. En observant les archéologues au travail et en admirant la beauté du site, pensez que les pêcheurs français y établirent leurs installations de pêche estivale dès 1504. Ils donnèrent à l’endroit le nom de Forillon, anglicisé ensuite en Ferryland.

Trepassey et la côte Sud

En continuant vers le Sud, on arrive à Trepassey (Trépassés comme la baie du même nom en France). On traverse le village de Renews. L’endroit s’appelait alors Rougenost, qui devint ensuite Renowse puis Renews. On peut s’attarder sur la côte Sud de la péninsule, une région sauvage, et le domaine favori des caribous entre Fermeuse et St. Shotts.

Tors Cove - Photo Martine Fillion

LE NORD DE LA PÉNINSULE

Tout le long de la baie de Conception, des noms rappellent que les Français s’y installèrent pour la pêche. Ainsi le village de Port de Grave, et les communautés de Harbour Main, du nom de Saint-Men, patron des pêcheurs de Saint-Malo.

Carbonear

Une autre ville à l’histoire militaire fascinante. En 1696, elle a été attaquée par les Français, mais ses habitants se sont réfugiés sur une petite île fortifiée dans le havre et ils ont résisté aux envahisseurs.

Bay de Verde

Communauté fondée dans un secteur dénudé par des Planters (colons qui fuyaient les attaques des Français au 17e siècle). On peut visiter dans la localité un centre d’interprétation consacré à la réserve écologique de l’île Baccalieu. Juste au-dessus de la ville, à Bears Cove, un court sentier vous conduit à un belvédère qui offre une vue spectaculaire sur tout le littoral.

Harbour Grace

Harbour Grace, dérivation de Havre de Grâce, nom que les Français lui avaient attribué au début du 16e siècle. Le port a servi de quartier général à Peter Easton, un corsaire célèbre au début du 17e siècle. Sur le site de la vieille Customs House on trouve aujourd’hui un musée qui relate l’histoire de la ville, notamment son rôle majeur dans l’histoire de l’aviation. La ville de Harbour Grace a été la deuxième en importance à Terre-Neuve. Mais une série de sept incendies entre 1814 et 1944 ont gravement retardé la croissance et le progrès de la ville. Plusieurs de ses bâtiments historiques et de ses plus belles résidences ont survécu aux flammes. On y remarque notamment la plus vieille église de pierre de Terre-Neuve, l’église anglicane St. Paul’s, construite en 1835.

Photo Martine Fillion

À partir de 1919, Harbour Grace a servi de point de départ à maintes tentatives de première traversée de l’Atlantique par voie des airs. Le premier vol réussi a été piloté par William Brock et Edward Schlee, de Croyden (Angleterre), en août 1927. La même année, on inaugurait ici le premier aéroport civil en Amérique du Nord. En 1932, c’est de Harbour Grace qu’Amelia Earhart s’envolait pour effectuer le premier vol transatlantique en solitaire par une femme.

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